La dinde, round 2 !

Une nouvelle semaine vient de passer à Jersey city. Mon quotidien de fille au pair se passe à merveille et je me suis bien adaptée à ma nouvelle famille. Je sens déjà que ces quelques mois vont m’apporter beaucoup en terme d’expérience. Avec ce nouveau rythme, je dois apprendre à m’organiser pour composer avec les envies et obligations de chacun. Ce n’est pas évident de débarquer dans la vie d’une famille, prendre le train en marche et se fondre dans le paysage (surtout quand tu repeins les murs de la cuisine à cause d’un blinder surchargé en soupe, que tu tombes dans les escaliers ou que tu manques de mettre le feu à la baraque le même jour par exemple… J’avais précisé que j’étais une catastrophe ou pas ?) Mais au final je suis toujours en vie, les enfants aussi, la maison n’est pas à feu et à sang et l’ambiance générale est à son paroxysme du bonheur  à l’approche des vacances de Noël ! 

Mercredi dernier c’était l’anniversaire de bébé Victor. Le baby-boy fêtait ses un an, l’occasion pour moi de découvrir une nouvelle tradition américaine : « Le smash cake ». Le principe ? Installer confortablement le petit humain dans sa chaise haute et lui mettre à disposition un gâteau (à la crème de préférence) afin qu’il puisse allégrement y plonger les doigts jusqu’aux coudes et se délecter de ce moment. Fou rire garanti !

La semaine est passée à une vitesse folle et déjà le programme chargé du week-end pouvait commencer.  Le vendredi soir c’était SALSA ! J’aime danser depuis toujours et ici la grande présence de la population hispanique apporte son lot de culture latine. J’adore ce côté très cosmopolite de New-York et en plus ça me permet de perfectionner mon espagnol (à défaut de progresser en anglais mais promis maman j’y travaille !) 

Le samedi il a fait un temps magnifique et vu que j’avais quand même parcouru 3km en dansant toute la nuit (thanks le traqueur android) j’en ai simplement profité pour aller me promener le long de l’Hudson river jusqu’à la pointe du sud de Manhattan.  Dans ce quartier il y a le National Museum of the American Indian. Je ne le recommande pas forcément, même s’il est gratuit, l’hommage rendu aux amérindiens y est inversement proportionnel à la ferveur déployée par les colons pour les massacrer. 

La promenade s’est inévitablement terminée sur une note sucrée. Même si aux Etats-Unis il y a un Dunki’ Donuts à chaque coin de rue (que l’on peut également retrouver en France je crois), je te recommande plutôt d’aller à Krispy Kreme si l’occasion se présente. Le choix de donuts y est carrément indécent, le prix dérisoire, les calories omnipotentes et en plus il est possible de voir la fabrication de ces petits bijoux en live. En somme un moment sympa ! 

Une fois le goûter fini il a fallu aller se préparer pour aller manger. Tu te souviens la semaine dernière je t’ai parlé de Thanksgiving ? Et bien ce samedi soir j’étais invitée à un Friendsgiving (même concept donc mais avec des amis cette fois). En réalité j’ai rencontré une au pair française qui a elle-même rencontré une française qui travaille ici et vit en collocation avec trois américains. Le quatuor de la coloc’ du bonheur a donc décidé d’organiser cette soirée où chacun amenait quelque chose à boire et à manger. En y allant avec mon gâteau au chocolat définitivement trop cuit sous le bras, moi je m’attendais à un de ces petits apéros dinatoires où tu te goinfres principalement de chips… mais QUE NENNI ! En réalité, il s’agissait d’un vrai repas de Thanksgiving avec une ÉNORME dinde, des courges cuites au four, des gratins en tout genre, des tartes et bien d’autres plats délicieux le tout pour une trentaine de personnes ! 

C’était génial parce qu’on était seulement cinq français donc on a vraiment eu l’occasion de faire connaissance avec des américains mais aussi des personnes venus d’autres nationalités. C’est ce que j’adore par dessus tout dans les voyages, je peux rencontrer des personnes que mon quotidien de moldu française n’aurait jamais mis sur ma route ! En général j’aime bien demander à nos amis venus d’ailleurs comment sont perçus les français. Ici le résultat est mi figue mi raisin, ils adorent notre culture, la gastronomie, le bon vin toussa toussa mais il ressort apparemment de notre pédigrée beaucoup d’orgueil, de supériorité ou manque de modestie. Et je ne les ai pas vraiment fait mentir après avoir chambrer tout ce beau monde pendant une demi heure à la suite de ma première victoire au Beer pong lors d’un redoutable derby France / États-Unis… Mais rassure-toi, aucun incident diplomatique n’est à déplorer, j’ai promis de très prochainement remettre mon titre en jeu ! 

Les heureux perdants, mon égo incommensurable de française et moi-même !

Le week-end s’est clôturé par une balade dans Brooklyn. J’étais trop contente de pouvoir enfin arpenter ses quartiers parce que finalement mis à part le fameux pont, je n’en avais jamais vu la couleur.  C’était vraiment trop agréable de se promener loin de la ferveur de Manhattan récemment pris d’assaut par les touristes venus traquer comme moi les meilleurs spots pour admirer les illuminations de Noël… En cherchant un endroit pour déjeuner on est tombées sur une petite pépite. Un de ces endroits improbables qui ne paye pas de mine vu de l’extérieur mais qui offre, outre une ambiance, une expérience culinaire géniale une fois dedans.

Sur le retour, on s’est arrêtées au croisement de la 6e avenue et de la 49e rue de Manhattan, là où se trouve le célébrissime sapin de Noël du Rockfeller Center. Le hasard a fait que l’on est tombées pile au moment où commençait le jeu de lumières sur les buildings qui l’entourent. Pour être tout à fait honnête même si je suis contente de l’avoir vu une fois dans ma vie et que c’était évidemment magnifique, il est vrai que l’atmosphère ambiante vient un peu ruiner la magie. Tu te retrouves engoncé parmi des milliers de gens qui tueraient pour une photo sans même prendre la peine de regarder le spectacle derrière leurs écrans, emporté par un bal de poussettes et autres armes de destructions massives, piétiné par la foule qui s’élance et qui danse une bien triste farandole. 

Pour finir sur une note positive quand même j’ai appris que j’avais plusieurs jours off entre Noël et le premier de l’an donc je me prépare un petit programme pour explorer davantage les alentours. N’hésite pas à me faire signe, sait-on jamais si tu passes par là ! 

Alizée  

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