De Guantanamo à Boston !

Les semaines défilent à une allure folle et déjà la fin de mon aventure américaine approche à grands pas. Mais l’heure n’est pas (encore) au bilan et je compte bien profiter pleinement de ces deux dernières semaines, de l’effervescence new-yorkaise, de mes nouveaux amis, de cette merveilleuse famille, de cette tranche de vie incroyable qui dure depuis plus de deux mois maintenant.  Est-ce que je suis la seule à avoir l’impression que 2020 va avoir quelque chose de spécial ?

Bon, je dois avouer avoir pensé le 1er janvier dernier que c’était mal embarqué. Il est évident que démarrer 2020 en reculant avec la voiture de mon host dad dans le véhicule me précédant, le tout sous le regard ébahis de ce dernier resté sur le trottoir, n’était pas de bonne augure…

Entre temps je suis également passée à deux doigts d’aller faire un séjour pénitencier à Guantanamo (j’exagère à peine). La raison ? Il est possible qu’en rentrant de soirée à 4h du matin j’ai omis d’allumer les feux de croisement en roulant dans New-York ce qui a inévitablement attiré l’attention d’un véhicule de police sillonnant la ville à ce même-moment. Le problème ?  En réalité beaucoup de facteurs étaient réunis pour que cette affaire prenne une tournure cauchemardesque. La première c’est que je n’ai pas immédiatement remarqué les gyrophares du véhicule de telle sorte que j’ai continué ma route comme si de rien n’était incitant l’agent de police à me sommer de m’arrêter à travers son mégaphone (#coucouledélitdefuite). La deuxième c’est qu’il est possible que j’ai pris le volant en ayant bu deux coupettes (trois ?) de champagne (bon je les avais bues en début de soirée donc rien d’alarmant mais ici c’est tolérance 0). La troisième ?  Je suis plus ou moins censée être partie du territoire depuis le 13 janvier et dans tous les cas il aurait été compliqué d’expliquer à qui appartenait ce véhicule… Mais je ne sais par quel miracle, par quelle force supérieure, par quelle intervention divine l’agent de police m’a uniquement demandé d’allumer mes feux sans contrôler mes papiers (ou mon taux d’alcoolémie).  Thanks god !

Mis à part ces quelques frasques, tout va bien dans le meilleur des mondes !

Mercredi 22 janvier j’ai eu la chance d’aller assister à un match de NBA au Madison Square Garden. Les Knicks de New-York recevaient les Lakers de Los-Angeles. Je remercie une nouvelle fois du fond du cœur Anna, Élodie et Fabienne, trois avocates paloises, avec qui j’ai eu le plaisir d’apprendre et travailler durant plusieurs mois. Elles m’ont fait la surprise de m’offrir cette place avant mon départ et j’étais si impatiente à l’idée de pouvoir vivre cette expérience. Comme prévu, c’était… grandiose tant au niveau du jeu en lui même, de l’ambiance, que des animations entre les quarts temps.

Il y a quelques jours, en trainant sur la toile j’ai vu une offre de billets de bus à 3$ pour un aller-retour à Boston. C’est ainsi que vendredi soir dernier je me suis installée tout sourire dans mon bus en pensant que mon trajet en métro jusqu’à Manhattan m’avait coûté plus cher que mon périple en direction de l’État du Massachusetts. Une nouvelle fois, je suis partie avec mon acolyte de voyage que je ne présente plus.

Tandis que Boston nous accueillait sous la neige nous nous dirigions vers le quartier de Chinatown où se trouvait notre auberge de jeunesse. C’est une fois installées dans notre dortoir vide et parées pour faire une bonne nuit réparatrice que le karma nous a frappées de plein fouet. En effet, trois personnages largement alcoolisés ont pénétré de manière tonitruante dans la chambre brisant littéralement nos rêves en allumant la lumière (cf. L’article sur Washington).

Même si nous avons dans un premier temps profondément détesté ces personnes, il s’est avéré par la suite que leur compagnie était des plus appréciable.  Laurence, Thomas et Olivier sont trois québécois et donc de ce fait automatiquement des personnes cools et adorables avec qui nous avons partagé la soirée du samedi.

Comme à notre habitude nous avons passé le week-end à arpenter la ville au gré de nos envies. Il y a eu l’inévitable Harvard ; vous saviez que l’une des traditions consiste pour les étudiants une semaine avant les examens de fin d’année de courir nus dans le campus en hurlant ? Le rituel à la base consistait simplement à crier par la fenêtre de leur chambre. Les choses ont un chouya dérapé visiblement… Mais ça doit être tellement libérateur !

Il y a eu le Legal Seafood  et le public Market pour découvrir et déguster la spécialité de la ville : le Homard. Pour cette activité tu n’auras besoin « que » de 32 dollars pour un sandwich au homard ET de tes yeux pour pleurer.

Il y a eu aussi le Freedom Trail qui consiste à suivre une ligne rouge dans les rues de Boston laquelle te conduit vers les principaux monuments retraçant l’histoire de la révolution américaine.

Il y a eu enfin le magnifique quartier de Beacon Hill très représentatif de la colonisation britannique ainsi que le Public Garden qui doit être encore plus somptueux quand le printemps s’installe.

Boston est une ville magnifique mais si vous souhaitez vous y rendre je pense qu’il est plus intéressant de le faire durant l’été pour profiter du front de mer et de ses nombreux parcs. Personnellement, j’ai été plus conquise par Philadelphie et Washington !

A très vite pour de nouvelles aventures (il est possible que finalement je ne rentre pas en France fin février… Affaire à suivre !)

Alizée

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s