Le début de ma nouvelle vie au paradis !

Il est 22h et je débarque enfin à l’aéroport de Libéria au Costa Rica. Le passage à la douane, contrairement aux États-Unis, n’a été qu’une formalité, presque un moment convivial avec l’Agent. Ça y est, mon passeport est estampillé, cette nouvelle aventure peut commencer. Je sors de l’aéroport, malgré l’heure avancée dans la soirée l’air est chaud. Très vite, l’euphorie prend le pas sur la fatigue. Je suis au Costa Rica, seule, et je ne me suis jamais sentie aussi LIBRE !

 Il me reste deux bus à prendre et quelques heures de route pour me rendre au petit village de Sámara où je suis attendue par Martine et Heiner. Évidemment comme tu peux t’en douter au Costa Rica, en tout cas pour se rendre dans les petits villages, le réseau de bus ne fonctionne pas H24. J’avais alors réservé une nuit dans une auberge de jeunesse près de l’aéroport avant de reprendre mon périple le lendemain. Par chance, la navette que je devais prendre pour rejoindre le premier village passait juste devant l’auberge. Armée de mon sac à dos, je me suis donc postée à la première heure le lendemain à côté d’un arbre qui faisait office d’abris bus. Selon les informations données à la réception, je devais monter dans un bus indiquant « La pampa ». Ça en disait long sur ma destination…

Les minutes (les heures ?) ont passé et JAMAIS il n’arrivait. J’ai eu le temps de faire connaissance avec une dame installée à côté de moi. Elle avait avec elle un petit chariot contenant des « empanadas » faits maison et des jus de fruits frais. Heureusement que je l’ai rencontrée d’ailleurs parce qu’elle m’a affirmé que je ne devais pas du tout prendre le bus que la réception m’avait indiquée.

Devant mon désarroi elle a pris les choses en main en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Elle a calé mon sac contre l’arbre, m’a suggérée de m’asseoir sur son tabouret en disposant dans mes mains une énorme empanada, un délice. A peine le temps de terminer mon festin qu’elle avait, d’un simple signe de main, stoppé un bus. LE bus tant attendu pour rejoindre le village de Nicoya où je devais prendre l’autre correspondance en direction de Sámara. Avant que je ne la laisse, elle m’a pris dans ses bras comme pour me souhaiter bonne chance dans mon aventure et m’a adressée un large sourire rempli de sincérité. Je suis toujours époustouflée par les hasards de la vie qui mènent à des rencontres et des échanges improbables, furtifs mais si précieux.

Le premier trajet a duré environ trois heures. Sous mes yeux émerveillés les paysages du Costa Rica défilaient tandis que nous nous enfoncions en direction de la pampa. Dans le bus il faisait une chaleur étouffante. Mais rien n’aurait pu entacher mon enthousiasme. Des musiques latinos déferlaient dans l’habitacle tandis que notre chauffeur, pied au plancher, avalaient les kilomètres sur ces routes qui n’en étaient pas. Les nids de poule ? Il n’en avait que faire ! Chanter à tue-tête sans qu’aucune note ne soit juste ? Il n’en avait que faire ! Mais effectivement, RIEN n’aurait pu entacher mon enthousiasme !

Ce trajet sportif s’achevait et j’arrivais enfin à Nicoya. Sans trop d’encombres je trouvais l’autre station de bus et je prenais ma correspondance en direction de Sámara. J’y étais presque, plus qu’une petite heure de trajet et le périple prendrait fin.  

Arrivée au village, Martine m’avait prévenue qu’il n’y avait pas vraiment d’adresse déterminée et que je devais m’arranger avec le chauffeur pour qu’il me laisse à un croisement à la sortie de Sámara. Je devais ensuite marcher en direction d’une petite épicerie « Iguana Verde » et 100 mètres plus loin je trouverai sa maison.  Ainsi soit-il, j’ai toujours aimé les courses d’orientation de toute façon !

Le bus me débarqua à l’endroit souhaité. Il était 15h, je me retrouvais au bord d’un chemin en terre, personne à l’horizon et je dois avouer que pendant quelques secondes je me suis demandée « Mais bordel Alizée, qu’est-ce que tu fous là ?! ». Heureusement, la chaleur avoisinant les 200 degrés m’a très vite sortie de mes pensées, et je me suis donc mise à marcher en quête de mon futur chez-moi.

Martine était là dans le patio, enceinte jusqu’aux dents, elle préparait les chevaux avant qu’ils ne partent en excursion avec une flopée de touristes assoiffés d’aventure.

Elle m’a accueillie en me prenant dans ses bras comme pour dire bonjour à une amie.  Le courant est tout de suite bien passé entre nous.  Elle me fit découvrir mon nouveau lieu de vie tout en me présentant son mari, Heiner puis Mélina, une amie québécoise venue lui rendre visite pour quelques jours. Alors qu’elle repartait s’occuper des chevaux, Martine m’invita à faire comme chez moi.

Mélina s’improvisa guide touristique et nous partîmes découvrir le petit village construit sur les bordes du Pacifique.  Je dis petit parce que niveau superficie, je ne suis pas vraiment dépaysée de Lourdios. En effet, Sámara comporte uniquement deux rues principales et quelques ruelles adjacentes. La transition avec New York City était certes un peu violente mais toutefois bienvenue. Ça fait du bien de retrouver un lieu de vie à taille humaine.

Mélina me montra les lieux incontournables dont la PLAGE et LE bar où allait se jouer la majeure partie de nos soirées.

C’est ainsi que se termina ma première journée au Costa Rica. J’admirais le soleil se coucher sur le Pacifique, laissant derrière lui une trainée de couleurs flamboyantes. J’étais tellement reconnaissante à cet instant là. Reconnaissante d’avoir osé envoyer ce message. Reconnaissante de m’être autorisée à réaliser ce voyage dans l’inconnu. J’avais hâte de vivre les prochains jours et découvrir ce que la vie me réservait. Je n’allais pas être déçue…

A très vite,

Alizée

4 commentaires sur « Le début de ma nouvelle vie au paradis ! »

  1. Quelle aventurière ma Zézé ! A travers ce texte, on ressent ton inénarrable enthousiasme retrouvé. Je suis vraiment sûre que si tu écrivais un livre pour de bon, tu ferais un tabac. J’ai hâte de lire la suite.

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