A propos

– Le pourquoi du comment –

Maman, j’ai raté l’avion exam..

« Parfois le fait de ne pas obtenir ce que vous désirez est un merveilleux coup de chance. » (Oui, je vous cite du Dalaï Lama comme ça d’entrée de jeu). Je suis tombée sur cette phrase il y a plusieurs semaines maintenant et, depuis, je m’y accroche comme une moule à son rocher.

En bref, j’ai raté mon examen d’entrée à l’école des avocats. C’était la première fois dans mon cursus que je me heurtais à une fin de non recevoir aussi catégorique. Lorsque je me suis lancée dans cette aventure je savais inévitablement que l’échec était l’une des issues possibles. Tu réussis ou tu rates, c’est aussi simple que ça. J’étais donc plus ou moins bien préparée à chaque éventualité. La vérité c’est que j’ai travaillé tellement fort sur ce projet que j’ai au moins le confort de ne rien regretter.

Quoi qu’il en soit, il faut digérer la nouvelle, apprendre à ne pas le prendre personnellement et surtout comprendre ce qui n’a pas fonctionné pour pouvoir faire mieux, ou en tout cas différemment, la fois d’après… #bonchance

En réalité, je pense que le plus compliqué c’est d’avoir la sensation de stagner alors que tout son entourage semble aller de l’avant, lui ! La peur de ne pas réussir à trouver sa place. Finalement, en essayant de prendre un peu de hauteur sur les événements,on essaie d’admettre qu’on ne peut pas tout maîtriser en décidant, malgré tout, de la manière dont on va vivre LA chose. (Bon je sais qu’il faut s’efforcer de voir le positif dans toute situation mais en l’espèce je dois avouer que j’y travaille encore). Peut-être que cette porte s’est fermée pour qu’une autre opportunité encore plus géniale se présente ?

Puisque j’étais impuissante face à ce verdict et que ça va cinq minutes de s’apitoyer sur son sort en se comparant au reste du monde, j’ai décidé de provoquer ma chance. Un jour, alors que nous parlions justement du « futur » et de nos craintes de ne pas réussir, une amie (coucou Nina) m’a demandé : « Et toi Alizée, c’est quoi ton pire ? ». Ne voyant pas bien où elle voulait en venir je lui retournais la question. Elle m’a expliqué que dans l’hypothèse où elle ne parviendrait pas à réaliser ses projets, elle avait toujours un « pire » sur lequel se rabattre. Et la magie, disait-elle, c’est que ton pire peut être tout ce que tu désires. Le « pire » de Nina serait par exemple d’être serveuse en Crète dans un coin paradisiaque de l’île le temps de trouver autre chose. Pour une fana inconditionnelle de voyage comme moi, son exemple a fait mouche.

Du coup, je vous le donne en mille, mon pire à moi serait de partir ! Ne restait plus qu’à déterminer où, quand mais surtout COMMENT. Oui parce que, c’est bien beau de vouloir s’évader mais encore faut-il pouvoir se délester d’un gros boulet ; j’ai nommé : la question épineuse du financement. Toi même tu sais que quand tu es étudiant(e) /stagiaire tu peux à tout le moins te permettre de t’évader un week-end dans un charmant camping en Corrèze.

Comme je n’avais pas le temps de trouver un « petit boulot » – pour lequel tu dois (t’auto)persuader par un développement digne du Cours Florent que OUI tu es ultra motivée pour mettre le chocolat dans le papier alu- ; il a fallu être imaginative.

La bonne nouvelle c’est qu’à priori chaque problème à sa solution et que PARFOIS tu peux aussi te trouver au bon endroit, au bon moment. Je te le fais en bref : je me lance dans l’aventure de jeune fille au pair à New York City (le site aupairworld est ton ami).

Voilà qu’en moins de deux semaines, j’ai trouvé une charmante petite famille prête à m’accueillir et me permettre de réaliser l’un de mes rêves de toujours : vivre « aux States » (bon OK, pas très original l’american dream tout ça tout ça mais que voulez-vous, on est tous le ringard de quelqu’un!).

Dans la même foulée et puisque les aventures sont meilleures lorsqu’elles sont partagées, je vous embarque avec moi via cette plateforme. Au programme, des articles sur mes péripéties, turpitudes, pensées, découvertes et autres frasques outre Atlantique. Ceux qui connaissent ma fâcheuse tendance à me retrouver dans des situations improbables savent déjà plus ou moins à quoi s’attendre (et sont probablement déjà en train de lever les yeux au ciel – moiaussijevousaime).

Pour les autres qui se seraient par chance égarés ici, je vous souhaite la bienvenue dans la vie du Boucan.

Ah ! Une dernière chose afin de finaliser les présentations. Pour ceux qui se demandent (en toute légitimité) pourquoi « Le Boucan » : Un ami m’a appelé comme ça une fois. Un boucan c’est quelque chose de familier, ça fait du bruit, ça remue, ça surgit -pas toujours au bon moment-. Au delà du fait que ça me correspond assez, j’ai trouvé que ça sonnait bien !

Bien évidemment, je ne suis pas une pro de la blogosphère donc ce sera sans chichis mais avec beaucoup d’(hu) amour, promis !

Alizée